Histoire de la Préfecture :Le premier préfet du département du Haut-Rhin, suite à la création des départements en tant que circonscriptions administratives en 1792, s'installa en l'an VIII (1800) dans l'ancien hôtel de l'abbaye cistercienne de Pairis, situé rue des clefs (l'actuelle mairie).
En 1860, l'idée de la construction d'un nouvel hôtel de la préfecture fut lancée par le maire de la ville de Colmar qui cherchait un bâtiment plus spacieux pour abriter les services municipaux, installés rue Turenne. L'ancien hôtel de Pairis s'étant également avéré insuffisant pour les besoins des services départementaux, il fut cédé à la mairie en échange de la construction d'une nouvelle préfecture sur un terrain situé en face du champ de mars, de communication aisée avec la ville et proche du chemin de fer.
Après maintes tractations concernant l'emplacement précis de la future construction, le choix se porta, en 1861, sur un terrain qui appartenait au département et sur lequel était établie l'école normale. Commencée en 1862, la construction fut achevée quatre ans plus tard et le conseil général se réunit pour la première fois dans la nouvelle préfecture le 27 août 1866, sans cérémonie d'inauguration officielle préalable, le préfet ayant pris possession de ses murs un mois auparavant.
La préfecture du Haut-Rhin fut édifiée selon le modèle d'une préfecture alors en construction, celle de la Haute-Marne, dont les plans avaient été révisés par LEFUEL, architecte du Louvre et ancien architecte du Château de Fontainebleau. De style Louis XIII, le nouvel hôtel de la préfecture, «véritable palais plus somptueux que mainte résidence princière», selon l'opinion de Charles GRAD dans son ouvrage «l'Alsace», publié en 1889, se compose d'un bâtiment central flanqué d'une double rangée d'ailes latérales.
Au rez-de-chaussée du bâtiment central se trouvaient les salles de réception parmi lesquelles la «salle de l'empereur», une «chambre d'honneur», un billard, et au premier étage le bureau et les appartements du préfet. Dans l'aile ouest était aménagée la grande salle du conseil général, tandis que l'aile est abritait les bureaux des services administratifs.
A noter que le chauffage central fut installé dès l'origine, conçu pour donner une chaleur de 16 degrés !
Après l'annexion de l'Alsace à l'Empire allemand, la préfecture devint le siège du «Kaiserliches Bezirkspräsidium des Oberelsass», à la tête duquel se trouvait le «Bezirkspräsident» nommé par l'empereur.
Dans les mois qui suivirent le retour de l'Alsace à la France en 1918, la préfecture du Haut-Rhin fut le théâtre de brillantes réceptions et de splendides fêtes données en l'honneur de visiteurs illustres (le Général Messimy, le Président Poincaré, Clémenceau).
Vingt ans plus tard, le 5 juillet 1938, un violent incendie détruisit le bâtiment central et ses deux ailes latérales. La reconstruction n'était pas encore achevée lorsque la préfecture fut bombardée le 10 mai 1940 jour de l'invasion allemande. Elle subit un nouveau lot de dommages en 1944 et 1945.
La libération vit reprendre les travaux de réparation tandis qu'étaient transférés plusieurs services dans la cité administrative, parmi lesquels les archives départementales - en place desquelles fut installée, dans l'aile extrême ouest, la nouvelle salle du conseil général, inaugurée officiellement le 30 janvier 1950. Le chef-lieu du Haut-Rhin retrouvait ainsi, dans toute sa splendeur, son hôtel de la préfecture, l'un des plus beaux de France.
Ce bâtiment historique accueille à l'heure actuelle les bureaux du préfet, du secrétaire général et du directeur de cabinet, ainsi que plusieurs services : le Cabinet du Préfet, la direction des actions et des moyens de l’Etat. Les appartements du préfet se situent au premier étage, et ceux du directeur de cabinet au deuxième étage. Les services du Conseil Général sont installés depuis juin 2004 dans un nouveau bâtiment, avenue d’Alsace à Colmar.
La « nouvelle préfecture », avenue de la République a été inaugurée le 3 février 1978 ; elle abrite encore plusieurs services du conseil général et deux directions de la préfecture : la direction de la réglementation et des libertés publiques et la direction des collectivités locales et des procédures publiques. C'est dans ce bâtiment qu'est reçue la majorité des usagers de la préfecture, particulièrement pour la délivrance de titres : carte d'identité, permis de conduire, cartes grises...
La préfecture et les sous-préfectures du Haut-Rhin emploient actuellement 341 agents, dont 100 en sous-préfectures (5 dans le département : ALTKIRCH, GUEBWILLER, MULHOUSE, RIBEAUVILLÉ, THANN).
SALLES DE RÉUNIONS
La salle Laure Diebold, située au 1er étage, rend hommage à la résistante Laure Diebold-Mutschler, née en 1915 à Erstein dans le Bas-Rhin. Elle a grandi à Sainte-Marie-aux-Mines dans le Haut-Rhin. Elle s'engagea dans les Forces françaises libres et fut la secrétaire de Jean Moulin (Préfet d’Eure-et-Loir et résistant), avant d'être arrêtée et déportée. Cette salle sert notamment à la visioconférence.
La salle Gsell est dédiée au drame des Malgré-Nous. Située au rez-de-chaussée, elle porte le nom de Fernand Gsell, né en 1914 incorporé de force dans l'Armée allemande le 19 avril 1943. Il refuse, le 5 mai 1943, de saluer le Führer lors d'une revue de troupes. Il est renvoyé de la Wehrmacht le 25 août 1943. Il meurt à Sélestat en 1970.
La salle Schoelcher, est l’ancienne salle de l’Assemblée départementale. Egalement située au rez-de-chaussée, elle honore la mémoire de Victor Schoelcher, né en 1804 dans le Haut-Rhin à Fessenheim, principal artisan de l'abolition de l'esclavage en Martinique.
La salle de formation Bruat, située au dernier étage, rend hommage à Armand Joseph Bruat, amiral français, né à Colmar le 27 mars 1796, mort en 1855. Il passa son enfance à Oberlarg, dans le sud de l’Alsace. A l’âge de 15 ans, il entra au service de la marine, à bord du vaisseau-école de Brest. A partir de 1830, la carrière militaire du capitaine Bruat fut des plus actives. La fontaine située en face de la Préfecture pour agrémenter le parc du Champ de Mars a été réalisée en 1864 par Frédéric-Auguste Bartholdi en hommage à l’amiral Bruat.
Le Centre Opérationnel Départemental utilisé pour la gestion de crise, rend hommage au Docteur Albert Schweitzer, né en 1875 dans le Haut-Rhin à Kaysersberg, Prix Nobel de la Paix en 1954 et l’Alsacien le plus célèbre du XXème siècle.
COUR D'HONNEUR
La façade de la préfecture est un mariage entre le rouge des briques et le jaune de la pierre. Ce mélange était motivé par l’économie plus que par un sens artistique, la brique étant moins chère que la pierre, qui est réservée aux soubassements, aux lignes d’angles, aux sculptures et aux encadrements des portes et des fenêtres. Un aigle impérial, emblème de l’Empire, ornait à l’origine le fronton central. Après 1871, ce symbole est remplacé par les armoiries de Haute-Alsace, mais avec une erreur cependant : le trait diagonal est inversé ! En effet, il devrait être en barre, et non en bande, c’est-à-dire qu’il devrait partir du coin supérieur gauche et non du coin supérieur droit. Aux sommets des avant-corps figurent les armoiries des anciennes villes chefs-lieux du département (de gauche à droite) : BELFORT, COLMAR, MULHOUSE et ALTKIRCH.
HALL D'ACCUEIL
Bustes de Turenne et Vauban placés dans les angles. A noter deux références à la seconde guerre mondiale : à gauche en entrant, le drapeau tricolore, sauvé à la veille de l’occupation allemande en 1940 par les fonctionnaires du Cabinet et conservé jusqu’à la Libération par Madame HAUTH à Turckheim, et à droite, une plaque à la mémoire de Maurice JACOB.
Maurice JACOB est né le 11 août 1896 à BESANCON (Doubs). Il descend d’une famille alsacienne ayant opté pour la France en 1871.
Il occupe le rang de Sergent pendant la guerre 1914-1918 (son attitude exemplaire durant le conflit lui a valu l’attribution de la Croix de Guerre avec 3 citations et de la Médaille Militaire).
Après l’achèvement de la Première Guerre mondiale, il décide de rentrer en Alsace. Il intègre la Préfecture de Colmar en 1919.
Après juin 1940, il rejoint un noyau de la Préfecture du Haut-Rhin qui s’est replié à AGEN (Lot-et-Garonne), où il remplit la fonction de Directeur du Service des Réfugiés et Expulsés. Il s’engage par ailleurs dans la Résistance locale dont il devient l’un des chefs (groupe « Cigogne »).
21 août 1943 : il est arrêté par la Gestapo au Château de la Clotte (commune de CASTELCULIER), où son groupe de résistants avait constitué un dépôt avec les armes et les munitions parachutées par des avions anglais. Il est enfermé 4 mois à la prison militaire Saint-Michel de TOULOUSE, avant d’être transféré à COMPIEGNE.
17 janvier 1944 : il fait partie d’un convoi ferroviaire de déportés qui quitte COMPIEGNE pour la destination du camp de concentration de BUCHENWALD. Il est par la suite transféré dans le camp de concentration de DORA, puis de BERGEN-BELSEN.
18 avril 1944 : à l’âge de 48 ans, Maurice JACOB meurt d’inanition et de mauvais traitements dans le camp d’extermination de BERGEN-BELSEN.
Grâce à son silence, même sous la torture, Maurice JACOB a permis à son groupe de résistance de subsister. Fred STREIFF en fut le nouveau chef, qui le rattacha à l’O.R.A. dans la structure qui allait devenir le Corps Franc Pommiès (C.F.P.).
ESCALIER D'HONNEUR
Sur le mur à droite, en entrant, se trouve un tableau de Camille BERNIER intitulé « Vaches dans un pré ». Au-dessous de ce tableau : un ancien coffre en bois flanqué de deux fauteuils Haute Epoque. Un grand lustre en bronze est le point central de la pièce.
Dans la montée de l’escalier, vous apercevez une tapisserie des Flandres du XVIIe siècle. En arrivant sur le palier du premier étage, vous voyez une peinture à l’huile de Camille FLEURY « Le lac de Treignac ». En face de l’escalier se trouvent deux chaises dorées du style Louis XV, recouvertes d’une soierie jaune. Entre les chaises, un tableau de E. JODELET intitulé « Le Pitre ». Au fond, un vase d’Angers fond flammé de Sèvres.
LA DÉCORATION INTÉRIEURE
Le mobilier du nouvel hôtel du Préfet est dessiné en 1865 : un plan de 1866 indique l'emplacement de chaque meuble.
Les artisans, ébénistes, tapissiers, stucateurs, bronziers sont parisiens : l'entreprise FRAYSSE et TERNISIEN de la rue Sainte Anne fournit les meubles et les tentures, la maison BENIER de la rue Blanch réalise les stucs, les bronzes sont l'oeuvre des frères RAINGO. Le 8 mars 1868, le mobilier de l'ancienne préfecture est vendu par le Commissaire Priseur de Colmar, Charles KORUM.
ENTRÉE
Dans cette petite entrée des appartements du Préfet se trouvent à gauche :
- une impression en chintz polychrome de SCHWARZ HUGUENIN datant de 1852 (il s’agit d’un dépôt du Musée de l’Impression sur Étoffes de Mulhouse),
- au-dessous, un vase carafe étrusque de Sèvres, décoré de fleurs bleues.
PREMIER SALON
A droite : une tapisserie ancienne représentant « Le Portique de Junon », déesse romaine et protectrice des femmes. De part et d’autre, des meubles marquetés de style Empire dont le dessus est constitué de marbre. Dans l’alcôve : deux brûle-encens chinois avec pieds d’acajou. Sur le mur du fond : papier peint panoramique, clin d’oeil aux papiers peints Zuber de Rixheim. A gauche : sur une commode du XVIIIe siècle faite par les compagnons du devoir, un bronze représentant un « groupe de chevaux ».
SALLE À MANGER
La salle à manger dégage un esprit Art-Déco, elle est essentiellement utilisée pour les déjeuners ou dîners officiels donnés par le Préfet. Sur les murs se trouvent des tapisseries d’AUBUSSON d’après HILAIRE représentant respectivement « La chasse » et « le vin d’Alsace ».
GRAND SALON
Le Grand Salon est composé d’un fumoir et d’un salon de musique. Au centre de cette pièce, un lustre de bronze et de cristal. Le Service Empire décoratif, qui relate les « Victoires de Napoléon » constitue une des plus intéressantes composantes du décor de cette partie des appartements. Cette grande collection inclut des assiettes, des tasses, des soucoupes et des raviers. Le Service Empire se trouve dans chaque coin de ce salon ainsi que sur des étagères.
A droite en entrant dans le fumoir, vous apercevez un tableau de A. GIESS intitulé « Paysage morne d’hiver ». A gauche, se trouvent plusieurs oeuvres d’art : « Intérieur de bouquet », tableau de MUHL.
Sur le petit mur de séparation, entre le fumoir et le salon de musique, est accroché un tableau de GESSIER intitulé « Fleurs ».
A votre droite, en entrant dans le salon de musique, sont accrochés sur le mur de séparation des aquarelles « Paysage » et « Personnages » de Jean CARZOU, illustrateur et graveur renommé, notamment pour ses paysages. Sur une commode un buste en bronze de Geneviève de CACHEUX.
Entre les deux fenêtres, une peinture à l’huile d’un « Paysage Méditerranéen » de FRASS. Derrière le piano, le tableau qui vous renvoie une « Vue de la Cathédrale de Colmar » est une oeuvre de Jean-Jacques WALTZ, dit HANSI. Dessinateur et caricaturiste alsacien, HANSI est né à Colmar et est l’auteur d’albums comme le professeur Knatschké et l’Histoire d’Alsace racontée aux petits enfants. Sur le piano se trouve une statue chinoise en ivoire posée sur un piédestal de bois.
Vous remarquerez également la pendule dorée et la cheminée au fond du Salon. Sur la plaque de la cheminée vous pouvez lire « Soyons tous fidels aux armes. Zinsweiller Anno Do 1803 ».
Sur le mur de gauche, deux tableaux représentant « Les environs de Grasse » de MUHL ainsi qu’un paysage de neige de RITTER.
LA CHAMBRE MINISTÉRIELLE ET LE COULOIR DU PRÉSIDENT
Cette chambre dite du ministre est réservée aux hôtes de marque, qui séjournent à la préfecture. Le Général de Gaulle y a passé une nuit lors de sa visite à Colmar. Par ailleurs, la préfecture accueillait chaque année la Maréchale de Lattre de Tassigny, qui venait assister aux cérémonies de la libération de Colmar (2 février).
SALLE DE TRADITION
Cette spacieuse salle de réunions rénovée, située au rez-de-chaussée, dite salle de tradition, était l’ancien bureau du Préfet au siècle dernier. Deux cadres s’y trouvent : le portrait du Président de la République et le texte de la Protestation lue à Bordeaux le 1er mars 1871 à la tribune de l’Assemblée nationale par le député et préfet du Haut-Rhin Jules Grosjean au nom des 27 députés alsaciens et lorrains. Il proclame avec émotion l’attachement de l’Alsace et de la Moselle à la France affirmant de manière formelle leur volonté et leur droit de rester française. Le traité de Francfort du 10 mai 1971 cède finalement à l’Empire allemand ces territoires.
A noter les tapisseries créées en 1828 à l’occasion de la visite du roi Charles X à l’ancienne préfecture (ce qui explique la présence des lys royaux au centre). Elles ont été récemment rénovées par la manufacture des Gobelins. Ces mêmes tapisseries se trouvent dans le grand salon de réception de l’Hôtel Beauvau au Ministère de l’Intérieur à Paris.
Sur les murs, les tableaux représentant l’Empereur Napoléon III et l’Impératrice Eugénie. Ces tableaux produits en série, remplissaient la fonction de portraits officiels tenue aujourd’hui par les photos des Présidents de la République dans les bâtiments publics.
L’organisation des Préfectures :Le Préfet est en France le seul haut fonctionnaire dont l'existence et le rôle soient définis par la Constitution.
En effet, l'article 72 de la Constitution française du 4 octobre 1958 dispose que " le représentant de l’Etat, représentant de chacun des membres du gouvernement, a la charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois ".
Le caractère constitutionnel de cette définition souligne l'importance accordée dans nos institutions à l'administration territoriale.
Cette importance s'explique par la tradition à la fois nationale et républicaine dans laquelle s'enracine l'institution du préfet français.
Tradition nationale tout d'abord, car en France, la nation s'est construite par l'Etat. Cette construction rendait nécessaire la présence, dans chaque partie du territoire, d'un représentant dont le rôle fut toujours d'y asseoir la souveraineté de l'Etat, d'y faire appliquer les lois et d'en administrer les populations.
Au Moyen-Age, cette fonction était dévolue aux sénéchaux et aux baillis du roi ; la monarchie absolue leur préféra les intendants. En 1800, Bonaparte créa les Préfets, qui étaient, aux termes de la loi du 28 pluviôse an VIII, "seuls chargés de l'administration ".
Tradition républicaine ensuite, car l'administration territoriale fut au début de la république française une administration d'Etat. Créé en 1789 afin d'estomper les particularismes provinciaux et de favoriser le sentiment national, le département a d'abord constitué une circonscription de l'administration d'Etat avant de devenir, en 1838, une collectivité locale dotée d'une personnalité juridique distincte de celle de l'Etat. Depuis 1982, l'administration territoriale est partagée entre les collectivités décentralisées et les services déconcentrés de l'Etat dirigés par le Préfet.
La loi du 2 mars et les décrets du 10 mai 1982 ont précisé le contenu des pouvoirs des Préfets. En 1992, la loi d'orientation du 6 février, relative à l'administration territoriale de la République, et le décret du 1er juillet, portant charte de déconcentration, attribuent à l'échelon déconcentré la mise en œuvre des politiques gouvernementales.
En 1995, la loi d'orientation sur le développement et l'aménagement du territoire a confirmé le rôle propre des Sous-Préfets d'arrondissement.
Aujourd'hui, les Préfets constituent l'armature administrative d'un Etat unitaire, démocratique, déconcentré et décentralisé.
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Les différentes circonscriptions territoriales L'administration territoriale de l'Etat est divisée en quatre types de circonscriptions. Chaque Préfet est placé à la tête d'une circonscription administrative. La loi du 6 février 1992 précise la répartition des missions entre les différents échelons. La déconcentration a été retenue comme principe d'organisation des administrations civiles de l'Etat. Désormais, d'autres attributions viennent s'ajouter à leur rôle de conception, d'animation, d'orientation et de contrôle.
Le départementLe département est l'échelon de droit commun pour la mise en œuvre de l'ensemble de la politique gouvernementale. Il y a 96 préfectures de département en métropole, et 4 outre-mer, à la tête desquelles sont placées les Préfets.
L'arrondissementL'arrondissement est un échelon spécialisé dans l'administration de proximité, à la tête duquel se trouvent les Sous-Préfets. Ils sont les délégués du Préfet de département et lui sont donc hiérarchiquement subordonnés. Il y a 326 Sous-Préfets d'arrondissements en métropole et 13 outre-mer.
La régionLa région est un échelon spécialisé dans quatre domaines :
o le développement économique et social, et l'aménagement du territoire ;
o l'animation et la coordination dans les domaines de la culture, de la protection de l'environnement, de l'espace rural et de la ville ;
o la programmation et la répartition des crédits d'investissement de l'Etat ;
o la contractualisation de programmes pluriannuels entre l'Etat, les collectivités locales et la Communauté européenne.
Il y a 22 préfectures de région en métropole, 4 outre-mer. Créées en 1964, elles ont eu à leur tête un Préfet de région, qui est en même temps Préfet du département chef-lieu de la région.
La zone de défenseLa zone de défense est un échelon spécialisé dérogatoire, voué à trois missions :
o l'élaboration des mesures non militaires de défense et la coopération avec l'autorité militaire (la circonscription militaire de défense coïncide avec la zone) ;
o la coordination des moyens de sécurité civile dans la zone ;
o l'administration d'un certain nombre de moyens de la police nationale et de moyens des transmissions du ministère de l'Intérieur.
Il existe 7 zones de défense, créées en 1959 et redécoupées en 2000.
A leur tête se trouvent les Préfets de zone, également Préfets de la région et du département chef-lieu de la zone de défense.
Le découpage administratif du territoire français reste cohérent puisque les départements comprennent un nombre entier d'arrondissements, les régions un nombre entier de départements, et les zones un nombre entier de régions.